Présences de Guéhenno

L’exposition de 2014 organisée par la ville de Fougères avait pour titre : " Jean Guéhenno ? Un homme d’aujourd’hui ! "

Cette rubrique de notre site s'inscrit dans cette conviction : Guéhenno plus que jamais est porteur de questions, de doutes, de réponses, de valeurs pour aujourd'hui, et ne doit pas être enfermé dans la nostalgie complaisante de l'école de la IIIe République. Ce n'est pas par hasard que David Ball, son traducteur américain, a choisi de faire connaître son Journal des années noires. Ce n'est pas par hasard non plus que Guéhenno, moins lu aujourd'hui, apparaît souvent cité, pas seulement par des historiens, mais aussi par des romanciers ou des acteurs de notre société. Changer la vie reste un projet aussi passionnant que celui de la devise républicaine.

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« Elle est passée de l’autre côté mais ne saurait dire de quoi, derrière elle sa vie est constituée d’images sans lien. Elle ne se sent nulle part, seulement dans le savoir et la littérature. »

  • Annie Ernaux, Les Années, Gallimard, 2008, p. 87

 

Les peuples comme les hommes se mesurent à leurs rêves, François Werkoff cite Guéhenno dans le titre de son Essai sur le pessimisme français.

 

Beau texte sur l’aspiration à la haute culture dans un milieu défavorisé…

  • Irène Frain, « Quand Bach fit une entrée fracassante dans nos 30 m2», Le 1, 30 mars 2016

 

« Mais à quoi servirait une victoire sur le régime nazi, si les vainqueurs se laissaient contaminer par l’esprit nazi ? Pour combattre la brutalité extrême, il se peut que des moyens brutaux soient admissibles, voire nécessaires (…). L’absence de scrupules de l’ennemi ne doit pas vous ôter vos scrupules. Attention aux dangers de la contagion ! ».

  • Klaus Mann, Le Tournant (Der Wende punkt, Ein Lebensbericht), Solin, 1984, p. 579

Klaus Mann, soldat de l’armée américaine pendant la campagne d’Italie (1944), cliché de l’US Army

 

Le Journal d’un homme de 40 ans est évoqué dans ce livre sur Drieu, ainsi que Paulhan.

  • Aude Terray, Les Derniers Jours de Drieu La Rochelle, Grasset, 2016. Note 1, p. 67, p. 19, 21, 31, 39, 40-43, 72-73, 210, 223.

 

Allusions à Jean Duval et à sa femme, Colette Vivier, ainsi qu’à Paulhan.

  • Simone Martin-Chauffier, A bientôt quand même, Calmann-Lévy, 1976. P. 100, 109-110, 115.